comment se faire obéir sans crier ?
Parentalité

Comment se faire obéir sans crier ⭐ Les meilleures astuces pour y parvenir

Avant de devenir maman, je ne pensais pas qu’élever son enfant était si difficile. Je rêvais de moments apaisés avec mes enfants. Des journées passées à jouer, rire, partager. Où mon enfant écoute et fait ce qu’il y a à faire au bon moment. Dans la pratique nos journées de parent peuvent vite se transformer en véritable parcours du combattant ! On lutte pour que nos enfants s’habillent, pour qu’ils soient prêts à l’heure, qu’ils brossent leurs dents, ou qu’ils rangent. Mais aussi pour qu’ils ne tapent pas, qu’ils ne montent pas sur la table, ou qu’ils ne jettent pas la nourriture par terre. Rappels, exigences, ordres… On finit souvent la journée sur les rotules, épuisées et vidées. Et bien content que les enfants dorment enfin pour pouvoir récupérer et profiter un peu ! Mais n’y aurait-il pas d’autres moyens de faire ? Comment se faire obéir sans crier ? Comment amener l’enfant à coopérer ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

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Pourquoi apprendre comment se faire obéir sans crier est important ?

Vous l’avez sûrement remarqué, crier sur son enfant peut parfois avoir des bénéfices à court terme, mais plus rarement à long terme… Et cela entraîne souvent de la fatigue, et une relation parent enfant difficile. Il faut bien garder en tête que l’enfant ne fait pas exprès, mais qu’il n’a pas la même notion des choses que nous (notion du temps, notion de danger, etc…). Voilà quelques raisons pour lesquelles crier sur son enfant ne fonctionne pas au long terme.

Une mauvaise estime de soi

crier sur l'enfant

« Hé ! Ne touches pas à ces livres ! »

« Qui a laissé traîné sa veste dans l’entrée ? »

« Oh la la ! Tu as encore oublié tes gants ! Quel âne ! »

« Attention de ne pas glisser dans les escaliers ! »

« Tu as vu comment tu es coiffée ce matin ? Tu ressembles à un épouvantail ! »

« C’est trop difficile pour toi de ranger tes jouets ? »

« Si tu ne vas pas te brosser les dents tout de suite, il n’y aura pas d’histoire ce soir ! »

« Ce n’est pas gentil de ne pas prêter tes jouets ! Tu aurais envie toi que tes amies jouent devant toi sans te prêter leurs jouets ? Alors prête aux autres. Personne ne voudra jouer avec toi si tu continues comme ça. Tu dois apprendre à partager avec les autres. »

Comment vous sentez-vous à la lecture de ces phrases ? Vous sentez-vous encouragés ? Vous donnent-elles envie de coopérer ? Ou au contraire vous font-elles vous sentir mal, triste, en colère, voire même culpabiliser ?

Ordres, blâmes, accusations, insultes, avertissements, sarcasmes, questions rhétoriques, menaces, sermons … Ces petites phrases sont souvent répétées à longueur de journée à nos enfants. Et pourtant, elles sont souvent inefficaces, et ne donnent pas très envie de coopérer. Pire encore elles peuvent réellement blesser votre enfant, et faire baisser l’estime qu’il a de lui-même.

Rassurez-vous ! Il existe des alternatives et des solutions pour encourager et amener votre enfant à coopérer, tout en maintenant un cadre et en instaurant un climat de confiance, que nous verrons plus loin.

L'effet des cris sur le cerveau de l'enfant

Grâce à l’éclairage des neurosciences, nous savons actuellement que les cris sont mauvais pour l’enfant. En effet, ils génèrent du stress dans leur cerveau. Et d’une manière générale, le stress est mauvais pour l’être humain, et d’autant plus chez le jeune enfant.

« Quand le stress est permanent, il provoque […] une sécrétion continue de cortisol. Le taux élevé et prolongé du cortisol peut altérer certaines zones cérébrales chez l’enfant.

Les conséquences sur l’enfant (du stress durant les premières années de vie) sont immédiates avec de nombreux troubles de l’humeur, mais elles retentiront également plus tard, sur sa vie d’adulte, le rendant en permanence hypersensible au stress avec des manifestations anxieuses et/ou dépressives. » Pour une enfance heureuse, Catherine Guéguen.

Soumission ou coopération ?

En tant que parents, nous avons un rôle éducatif à tenir avec nos enfants. Alors posons-nous la question : quelles valeurs leur transmettons-nous lorsque nous leur crions dessus pour qu’ils obéissent ? Que cherchons-nous à obtenir d’eux : obéissance par soumission ou coopération ?

Même si les enfants semblent à première vue répondre positivement aux cris en obéissant aux règles, ils le font plutôt par peur de la punition que par réel désir de coopérer.

Par contre, si nous utilisons des alternatives aux cris, il y a plus de chance qu’ils aient compris l’importance et le bien fondé de la règle ou de la consigne. Et ça sera l’occasion de eur transmettre de belles valeurs. Respect, politesse, bienveillance, empathie, estime de soi, pardon.

Alors, comment se faire obéir sans crier ?

Je vais maintenant vous donner 10 outils éducatifs efficaces pour y parvenir, issus de la parentalité positive et bienveillante.

Mais avant, je voudrai vous mettre en garde. Le chemin de la parentalité est long, et semé d’embûches. Il faut du temps pour arriver à arrêter de crier et perdre ses anciennes habitudes. Et même une fois mise en place, tout n’est pas acquis. Il y a des jours où vos enfants seront plus ou moins réceptifs, et vous plus ou moins patiente selon si vous êtes fatiguée, énervée ou stressée. Ne vous culpabilisez pas en vous focalisant sur les fois où vous avez perdu le contrôle et où vous avez crié sur votre enfant, voir lui avoir donné une fessée. Concentrez-vous sur toutes les fois où vous avez réussi à mettre quelque chose en place de nouveau et où ça a bien fonctionné !

Autre chose, le fait de poser un cadre est INDISPENSABLE à l’enfant (on en parle dans les points 2 et 3). Attention à ne pas devenir laxiste sous couvert de la bienveillance. Il est important de fixer un cadre à l’enfant et de le faire respecter pour qu’il ne devienne pas un « enfant roi ».

1. Comment se faire obéir sans crier en adoptant sa posture ?

Les enfants sont très sensibles à la manière dont on va leur parler. Surtout les jeunes enfants d’ailleurs. Crier un ordre de l’autre coin de la maison n’aura certainement que peu d’effets sur votre enfant. Par contre, si vous vous approchez de lui, que vous le fixez dans les yeux, en lui parlant d’un ton calme, empathique et bienveillant, en utilisant des mots simples, en appliquant les principes de la cnv (communication non violente), il y a de fortes chances pour que le message soit mieux compris et reçu. Mettez-vous à son écoute, en accueillant ses émotions et ses pleurs si besoin, de manière bienveillante.

2. Fixer des règles

Établissez des règles en amont, en compagnie de votre enfant, et posez des limites. Expliquez lui le bien fondé de chacune d’elles. Vous pouvez également lui proposer d’en choisir certaines avec vous. Cela vous aidera à avoir un point de repère avec votre enfant. Ainsi s’il transgresse une règle, vous n’aurez qu’à faire un rappel de ce que vous aurez décidé ensemble. N’oubliez pas d’utiliser des formules positives et non pas des interdits pour faciliter leur compréhension par l’enfant.

3. Comment se faire obéir sans crier en passant à l'action ?

Il est aussi important de faire ce que vous lui dites. Par exemple, si vous ne voulez pas qu’il fasse du vélo sans son casque mais que malgré différentes techniques utilisées il refuse de mettre son casque, rangez le vélo, sans critiquer ni insulter, en utilisant un ton neutre. Ceci afin d’éviter les punitions.

« Je range le vélo pour l’instant. Tu n’es pas d’humeur à avoir la tête prise dans un casque et je ne peux pas te laisser faire de vélo sans ce casque. » Parler pour que les tout-petits écoutent, Joanna Faber

Autre principe incontournable, surtout lorsque l’on connaît l’importance de l’esprit absorbant de la pédagogie Montessori : montrer l’exemple. Votre enfant va d’instinct imiter vos comportements. Offrez-lui donc l’occasion d’apprendre à maîtriser sa propre colère en lui donnant un exemple à suivre. Si vous montrez à votre enfant comment régler les conflits avec calme et bienveillance, il y a de fortes chances qu’il vous imite en grandissant.

4. Jouer avec son enfant

Devant un blocage, essayez de passer par le jeu. Faire parler une chaussette qui traîne ou lancer un défi à votre enfant le fera sûrement plus réagir qu’un ordre. Faites preuve d’imagination et de créativité ! 

5. Comment se faire obéir sans crier en offrant un choix à votre enfant ?

Une autre alternative bienveillante est de proposer un choix à votre enfant, choix que vous aurez validé en amont. Par exemple, demandez lui s’il préfère mettre son pantalon rouge ou bleu ce matin. Ou s’il préfère aller se brosser les dents en sautillant ou en faisant des pas de géant ?

Mais attention, il faut que les 2 options soient attrayantes pour l’enfant. Le choix proposé ne doit pas se transformer en une menace ! Et si l’enfant refuse de choisir, contentez-vous de lui dire que s’il ne souhaite pas décider, c’est vous qui le ferez à sa place.

6. Responsabiliser son enfant

faire la vaisselle

Donner le contrôle à votre enfant est une autre solution pour se faire obéir sans crier. Vous pourrez mettre en place des routines pour que votre enfant sache ce qu’il a à faire et à quel moment. Munissez-vous d’un timer pour aider votre enfant à visualiser le temps qu’il lui reste pour se préparer. Si cela concerne les tâches ménagères, vous pourrez également afficher un tableau des tâches dans la maison. Assurez-vous avant tout que votre enfant soit en capacité de réaliser ce que vous lui demandez (compétences, objets à portée de main etc…).

7. Comment se faire obéir sans crier en donnant de l’information ?

Si votre enfant ne vous écoute pas toujours, c’est peut-être aussi qu’il ne saisit pas l’intérêt de faire ce que vous lui demandez. Au lieu de crier, essayez simplement de lui expliquer pourquoi (sans entrer dans de grands discours moralisateurs pour autant). Une petite phrase peut parfois suffire : « La serviette mouille le lit. »

8. Le dire en 1 mot

Et si ça ne fonctionne pas, et que cela fait déjà des heures que vous demandez à votre enfant de mettre ses chaussures, essayez de lui demander en utilisant 1 seul mot  « Chaussures ». Cette technique est parfois plus efficace que de grands discours.

9. Ecrire une note

Pour reprendre l’exemple du casque à vélo, si votre enfant oublie régulièrement de le mettre, vous pourrez essayer d’écrire une petite note que vous accrocherez sur le vélo pour attirer son attention (ou sous forme de dessin pour les plus petits : « N’oublies pas de me mettre sur ta tête avant de monter sur ton vélo ». Vous pourrez faire appel à l’humour pour avoir plus d’effets.

10. Décrire le problème

Un dernier outil pour faire preuve de bienveillance avec votre enfant tout en l’amenant à bien vouloir coopérer, et de décrire ce qui vous pose problème, sans faire de jugements. Vous pouvez également en profiter pour souligner ce qui a déjà été effectué. « Je vois qu’il y a déjà beaucoup de jouets qui on retrouvés leur place. Il reste encore quelques petites voitures éparpillées dans le salon à ranger.»

Et si malgré tout vous ne savez pas comment vous faire obéir sans crier et que vous sentez la colère monter …

… Passez le relais à quelqu’un d’autre si cela est possible (à votre conjoint par exemple). Vous pouvez aussi aller vous isoler dans une autre pièce en le verbalisant à votre enfant « J’atteins mes limites, je sens la colère monter en moi, j’ai besoin de prendre quelques minutes pour moi, pour me calmer. » Et si votre enfant vous suit, vous pourrez toujours trouver l’excuse de vous rendre aux toilettes !

Et si vous devez crier, criez. Mais essayez de ne pas accuser votre enfant en utilisant le TU. Focalisez plutôt votre colère sur un geste, une situation ou sur vos propres ressentis. Vous pourrez dire par exemple : « Je n’aime pas qu’on me hurle dessus pour me demander quelque chose. Ça ne me donne pas envie de rendre service ! »

Et surtout, ne culpabilisez pas. Nous ne sommes pas des robots, et nous avons tous nos faiblesses. Le parent parfait n’existe pas. Si vous avez crié et que vous le regrettez, vous pourrez toujours retourner voir votre enfant et lui demander pardon. Cela sera une bonne manière de lui montrer l’exemple et de lui apprendre à s’excuser lui aussi.

Pour aller plus loin

De la lecture pour comprendre comment se faire obéir sans crier

Voici une liste d’ouvrages qui pourrait vous être utile si vous souhaitez en apprendre plus sur l’éducation positive, et le développement de l’enfant.

Une formation pour devenir un parent bienveillant

Si vous souhaitez vous former, la formation « bonheur d’éduquer » vous aidera à adopter une posture parentale positive et bienveillante, à adapter votre rôle de parent au développement de vos enfants, et à améliorer vos compétences parentales.

J’espère que cet article vous a plu, et que vous savez maintenant comment se faire obéir sans crier
Et vous ? Quelles astuces mettez-vous en place pour amener vos enfants à coopérer sans crier ? Partagez-les avec nous en commentaires !
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Je m’appelle Séverine, j’ai 30 ans. Je suis maman de deux enfants de 5 et 2 ans. Il y a environ un an et demi, nous commencions avec mon aînée une belle aventure : celle de l’école à la maison. Soucieuse de laisser mes enfants évoluer à leur rythme et passionnée par la pédagogie Montessori, c’est tout naturellement que j’ai choisi de l’appliquer au quotidien et dans les apprentissages. Aujourd’hui, je souhaite aider les mamans qui débutent et souhaitent appliquer cette pédagogie chez elles, en partageant mon expérience, des astuces et des outils concrets.

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